La Gimone

La Gimone

La Gimone, rivière gasconne, prend sa source sur le plateau de Lannemezan et parcourt quelques 136 km avant de se jeter dans la Garonne au niveau de Castelferrus. Elle traverse quatre départements : les Hautes-Pyrénées, la Haute-Garonne, le Gers et le Tarn-et-Garonne. Ses principaux affluents sont situés dans le Gers, ce sont la Marcaoue, la Lauze et le Sarrampion.

Le bassin versant de la Gimone en Tarn-et-Garonne s’étend sur 21800 ha. Sur cette partie de la vallée, la Gimone et ses 40 petits affluents représentent au total plus de 200 km de cours d’eau.

Compte tenu des étiages sévères des rivières de Gascogne, les territoires étaient faiblement occupés par l’homme et peu développés jusqu’à la mise en place du système Neste au XIXe siècle. Ce système consiste à détourner une partie des eaux de la Neste, affluent de la Garonne, afin d’alimenter de manière artificielle les cours d’eau gascons via le canal de la Neste. La Compagnie d’Aménagement des Coteaux de Gascogne (CACG) devient, en 1960, le principal gestionnaire de ce réseau d’alimentation en eau. 

La Gimone à Belbèze-en-Lomagne

 

Le syndicat mixte du bassin de la Gimone

Le Syndicat Mixte du Bassin de la Gimone (SMBG) regroupe 19 communes riveraines de la vallée. Créé en 1972 sous le nom de Syndicat Intercommunal d’Aménagement Hydraulique (SIAH) de la vallée de la Gimone, le syndicat a pour objet d’assurer le bon écoulement des eaux par un entretien régulier et raisonné du lit et des berges de la Gimone depuis sa confluence avec la Garonne jusqu’à la limite départementale entre le Gers et le Tarn-et-Garonne, soit 48 km de cours d’eau.

 Le syndicat assure une gestion globale et durable de la Gimone à travers trois types d’actions :

 -        L’entretien régulier consiste à intervenir sur la végétation des bords de Gimone afin de la conserver dans un bon état sanitaire, contribuant ainsi à maintenir la richesse et l’équilibre du milieu. L’entretien sélectif se fait par le biais de méthodes manuelles, respectueuses de la végétation (abattage, élagage, recépage, etc.), tout en conservant une diversité des âges et des essences. Le syndicat effectue également des travaux de replantation de végétation sur les portions de berges qui en sont dépourvues. Cette végétation permet à la fois de maintenir les berges, de filtrer et d’épurer les eaux de ruissellement et d’offrir un refuge à la faune du bord des eaux.

 -        Le désencombrement est nécessaire lorsque du bois s’est accumulé dans le lit de la rivière. Lors d’épisodes de crues ou événements tempétueux, du bois mort s’accumule sur les piles de ponts et dans les vannes des seuils de moulins, perturbant ainsi localement l’écoulement de l’eau. Les agents du syndicat interviennent dans les plus brefs délais pour les retirer.

 -        Depuis peu d’années, le syndicat réalise des travaux de restauration du lit et des berges de la Gimone. La morphologie d’une rivière correspond à sa forme qui résulte de l’action de l’eau en s’écoulant depuis des millénaires : l’eau dessine les méandres, modèle la forme du lit, des berges, la granulométrie du fond, etc. De nos jours, l’altération de la morphologie est l’un des principaux facteurs de la dégradation des rivières. L’objectif des travaux de restauration de la Gimone est d’améliorer son fonctionnement et cela passe par l’amélioration de sa morphologie et la création d’habitats variés afin d’accueillir une flore et une faune diversifiées.

Le syndicat, présidé par Jean-Luc DEPRINCE, compte quatre employés permanents dont une équipe en régie de deux agents assurant la réalisation des travaux. Les deux techniciens de rivières effectuent la programmation des travaux, le suivi du cours d’eau, le relais avec les partenaires techniques et financiers, le contact avec les riverains et la sensibilisation auprès des scolaires.